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 Someday you will be loved ? Ft. Aubree

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Message(#) Sujet: Someday you will be loved ? Ft. Aubree Mer 20 Déc - 20:37



Vivre chez ma mère, commençait à m'énerver. Je devais vraiment me trouver un appartement si je restais bien ici. À vrai dire, je n'avais pas encore vraiment décidé si je restais dans cette ville où bien si je retournais à San Diego. L'un ou l'autre ça changeait quoi ? Ici, il y avait au moins mon petit frère contrairement à là-bas … Il n'y avait rien qui m'attendait à San Diego. Bon, faut croire qu'il fallait que je commence réellement à me chercher un endroit où vivre. Parce que le motel et chez ma mère, ça me rendait la vie pénible. Presque autant que ma vie de jeunesse. Sortant de la maison de ma mère pour en fumer une pour me détendre, je regardais les alentours. C'était une belle journée. Pas trop froide avec de la petite neige un peu, le temps des fêtes approchaient très rapidement. Ce n'était pas vraiment une fête que j'appréciais. À vrai dire, la plupart du temps, j'étais chez moi tout seul devant mon ordinateur le jour de Noël. Cette année, cela allait sans doute changer. J'allais passer le réveillon avec mon petit frère. Alors que je profitais du paysage matinal, je sortis mon portefeuille pour compter mon argent et je tombais sur ce numéro de téléphone … Sur celle de la rousse, Aubree. Cela faisait déjà quelques jours qu'elle me l'avait donnée. Est-ce que je devais l'appeler ? Se donner rendez-vous pour boire un truc comme elle l'avait dit dans la boutique d'informatique ? J'étais hésitant et je faisais les cent pas en regardant la carte. En même temps, j'avais envie de l'appeler. De toute façon, je ne travaillais pas aujourd'hui et je ne voulais pas passer ma journée à voir ma mère.

Faire ça, c'était pratiquement nouveau pour moi. Appeler une fille comme ça et l'inviter, car oui, c'était tout de même moi qui prenait l'initiative de l'appeler, c'était du tout nouveau pour moi. Faut croire que j'en avais dans le pantalon finalement comme dirait les gros machos aux gros muscles que je détestais. Je savais bien ce que les gens pensaient de moi et je faisais comme si je ne savais rien. Répliquer n'était pas mon genre. Je composais le numéro en tremblant légèrement. La ligne décrocha. « Salut … C'est moi … » Qui ça moi ? Non, mais comme tu peux être con sérieux des fois … « C'est Elliot du Net'Work. Est-ce que vous avez toujours envie d'aller boire un truc cette après-midi ? Seulement si vous en avez envie bien sûr … » Elle en avait envie. Cela aurait bizarre si elle avait dit non comme c'était elle qui m'avait donné son numéro. « Parfait, on se rejoint à 13 h 00, bye. » Je raccrochais, termina ma cigarette et je filais à l'intérieur pour me préparer. Douche chaude, brosser les dents, me mettre du parfum – à vrai dire je l'ai pris dans les trucs de mon frère, car je n'en possède pas – et me vêtir convenablement avec une chemise et de beaux pantalons. J'avais même pris le temps de me coiffer. Je voulais bien paraître et que tout soit parfait. Je sais, j'en faisais sans doute trop, mais bon. Je n'avais pas l'habitude de cette situation et j'en mettais trop sans doute. Bon, une fois que l'heure était venue, je partis pour le café. À vrai dire, j'avais pris le soin d'arriver 15 minutes d'avance pour être sûr de ne pas arriver en retard. Attendre ne m'agaçait pas vraiment.

J'étais assis à une table et j'attendais. Certaines personnes me regardaient, mais j'ignorais leur regard. Je me foutais bien de ce qu'il pensait de moi. Regarder le con qui est assis tout seul, qui ne prend rien et qu'il s'est fait poser un lapin. C'était simplement parce que j'étais arrivé d'avance. Sans doute pour me préparer mentalement à la situation. À plusieurs reprises, je soufflais dans ma main pour sentir mon haleine. En effet, j'étais un peu trop nerveux. Puis, la rousse entra dans le café. Mon regard se leva vers elle d'un air un peu timide comme à mon habitude et un léger sourire apparu malgré tout sur mes lèvres. « Salut ! Je suis heureux de vous revoir … » Après avoir dit ses mots, je me sentais un peu pathétique d'avoir dit ça. Bon, il était vrai que je l'étais, mais je ne sais pas … Ça en faisait trop. Je ne voulais tout simplement dire un salut no where comme ça, sans rien ajouter. Cela aurait été encore plus bizarre. Enfin, la suite la rouquine allait peut-être trouver cela encore plus bizarre. À côté de moi, à côté de ma chaise sur le sol, il y avait un sac. Ce sac, je le mis sur la table lorsqu'elle s'installa sur sa chaise. « Je vous ai acheté un petit quelque chose … » Je sortis de mon sac, une boîte de chocolat de qualité – pas de qualité Walmart hein, d'une bonne chocolaterie - avec plusieurs saveurs. « Comme je ne savais pas votre sorte préféré et bien, j'ai pris ça. » Lançais-je en la regardant, mais en évitant souvent son regard, comme par gêne. Bien que je l'avais acheté par gentillesse, c'était également un moyen pour me racheter de ce que je lui avais fait : pirater son Instagram pour qu'il bogue.
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Message(#) Sujet: Re: Someday you will be loved ? Ft. Aubree Mer 20 Déc - 21:04

Max travaillait beaucoup, elle dormait beaucoup, elle vivait aussi beaucoup... On ne se croisait que moyennement ces temps-ci. La majorité du temps, l’une d’entre nous deux dormait et on essayait de ne pas réveiller l’autre. Je faisais parfois un peu d’anxiété dû au fait que je devais dormir toute seule dans un grand appartement... maintenant vide. Ramener des conquêtes ne m’intéressait pas réellement et demander un babysitter pour une femme âgée de 25 ans : ça le faisait moyennement. Noël arrivait à grands pas et je me demandais quoi faire pour célébrer en sachant que Maxine ne serait probablement pas là. J’envisageais me prendre un vol de soir pour éviter d’être seule avec moi-même, de me remémorer des souvenirs amers. D’ailleurs, parlant de ces souvenirs, ma mère a finalement trouvé mon numéro de téléphone et m’a laissé cinq messages. Un me demandant de revenir à la maison, un autre me demandant si j’avais acheté le cadeau d’anniversaire d’une tante dont je n’avais aucun souvenir. Le troisième message me demandait si je prenais bien mes médicaments pour ma bipolarité. Le quatrième message me disant d’ignorer le message précédent puisque c’est de schizophrénie dont je souffrais et le cinquième pour me dire de la rappeler. Je devrais donc songer à changer de numéro. Quel dommage.

Je revenais ce matin même d’un court vol en direction de New York et c’était une surprise de recevoir cet appel de la part d’Elliot. Je m’étais faite à l’idée qu’il ne m’appellerait pas. « Salut... C’est moi... » Je fronçais les sourcils en direct du téléphone. « Oui et à qui ai-je l’honneur? » Les voix changeaient avec le téléphone. J’avais peur de tomber sur le patient de ma mère. Mais c’était Elliot. Ma voix se changeait donc en un timbre plus chaleureux, moins effrayé. Il m’invitait à prendre un café. Je souriais bêtement. « Bien sûr! Ça sera avec plaisir! » Nous avions convenu du lieu et de 13 heures. J’avais le temps de me changer, pas que je me doutais que l’uniforme de l’hôtesse de l’air lui plairait, mais je préférais être plus à l’aise. Une douche, un ensemble bien mieux composé d’une jupe, de collants et d’un gros chandail chaud. Une touche de parfums, quelques bijoux et j’étais prête à partir. Oh! J’ai failli oublier ce petit sac que j’avais acheté spécialement pour l’occasion! J’arrivais un peu à l’avance, mais pas trop. Peut-être un 5 minutes avant l’heure du rendez-vous. Je passais la porte du café en le saluant avec un signe de main. À son commentaire je souriais. « J’imagine que si on prend un café ensemble, on peut se tutoyer? » Dis-je avec un grand sourire. Je m’installais en face de lui en me disant qu’il m’avait acheté un petit quelque chose. Agréablement surprise, je lui faisais un grand sourire. « Tu n’aurais pas dû! » Je voyais le chocolat et mes yeux s’écarquillaient. « C’est tellement gentil! » dis-je avec un grand sourire. Il commentait comme quoi il ne connaissait pas la sorte, je souriais bêtement. « Merci beaucoup! C’est parfait, j’aime la variété! Et il se trouve que j’ai aussi un petit quelque chose pour toi... » Je mettais le petit sac sur la table, mais il était un peu plus lourd. En effet, c’était un petit bonhomme de neige décoratif, fait par un artisan. Alors qu’il l’ouvrait, je voulais lui raconter l’histoire par la suite. « En fait, c’est une artisane qui l’a fait avec sa mère qui est atteinte de démence. Chaque année, elles vont au marché de Noël ensemble. L’artisane qui fait ces petits bonhommes fait don de toute somme pour la maladie d’Alzheimer. Et puis... Je le trouvais mignon. » Confessais-je doucement avec un léger sourire. Je l’avais tellement aimé ce petit bonhomme que j’étais retournée pour m’en acheter un pour moi. « Ça a été pas mal achalandé le Net’Work dernièrement? » lui demandais-je gentiment, attentive à sa réponse.
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Message(#) Sujet: Re: Someday you will be loved ? Ft. Aubree Mer 20 Déc - 21:44



Quand je l'avais vu rentrer dans le café, un grand soulagement m'avait envahi. Comme si j'avais eu un petit doute qu'elle ne viendrait pas. Qu'elle aurait pu se jouer de moi et me planter là. Cela ne m'aurait pas bien étonné, on s'était souvent foutu de moi durant ma vie. Sauf que la rousse était différente, elle était spéciale et ça, je le savais depuis qu'on s'était parlé au Net'Work. C'était l'une des seules personnes qui n'osaient pas me juger, à me critiquer sur mon point de vue par rapport aux médias sociaux et tout le reste. Bon d'accord, j'en avais parlé pratiquement à personne, mais je sais comment les gens étaient. Tellement obstinés et veulent à tout prix avoir raison sur leur point. Sauf qu'elle, elle était compréhensive, attentive et très gentille. Même si la jeune femme restait un grand mystère pour moi – comme toutes les femmes et beaucoup de choses dans ce monde -, je la considérais ainsi. Bref, en la voyant, je pouvais sentir le stress monter encore plus. Belle, elle était vraiment. Non ce n'était pas vrai. Elle était magnifique, mais ça, elle n'avait pas besoin de savoir que je pensais ça d'elle.

Après l'avoir salué, celle-ci s'était rapprochée de la table et me disait qu'on pouvait se tutoyer comme on allait prendre un café tous les deux. Pour le coup, j'étais d'accord avec elle. Ce n'était plus vraiment un lien professionnel, d'un échange de service, mais plus amical. Amical, truc qui m'est tellement peu commun. Enfin, j'hochais positivement la tête comme quoi j'étais d'accord avec ça. Alors que je lui montrais le cadeau que je lui avais offert, celle-ci était vraiment surprise, mais heureuse. Qui ne l'aurait pas été ? La voir sourire, la voir dans cet état, me faisait du bien. À vrai dire, j'aimais beaucoup aider et rendre heureux les gens. Le seul problème c'était que j'avais toujours eu de la difficulté à établir des liens, à communiquer avec les autres. Enfin, cela ne m'empêchait pas de faire un peu de bien parfois aux autres. « Ça me fait plaisir, je suis content que tu aimes. »  C'était ça l'important, qu'elle aime ça. Puis, Aubree m'annonçait qu'elle aussi avait une surprise pour moi. Bon sang … elle était sérieuse ? C'était bien rare que j'avais des surprises ! Elle mit un sac sur la table à son tour. Je l'ouvrais pour en sortir un petit bonhomme de neige décoratif fait maison, par une artisane. À ce moment précis, je ne pouvais pas m'empêcher de sourire. C'était peut-être con, mais pour moi, ça voulait dire beaucoup ce geste, ce cadeau. Peut-être qu'un mec ordinaire aurait trouvé ça anodin et banal, mais pas moi. Elle me racontait l'histoire derrière ce petit bonhomme de neige. « Merci Aubree, c'est vraiment très gentil. Il est vraiment mignon … Et en plus, ça vient d'une bonne cause, quoi de mieux. » Répondis-je avec un large sourire sur mes lèvres. Où  est-ce que je pourrais le mettre ? Dans mon bureau au travail ou bien sûr ma table de chevet dans ma chambre ? Je ne savais pas trop encore …

Puis, la rouquine me demanda si c'était bien achalandé ses derniers temps. En effet, il y avait eu un peu plus de client. Et je le jure, j'y suis vraiment pour rien cette fois. « Oui quand même pourquoi ? C'est tant mieux, le travail c'est tout ce que j'ai et ça me tient occupé. Et toi ton compte Instagram se porte bien ? Il n'y a pas eu de soucis ? »  Comme on était près d'une employée, je me commandai à boire, un chocolat chaud tandis qu'Aubree se commanda son breuvage également. On était là pour ça non, boire un verre et discuter comme des personnes normales feraient ? Quoi que moi et les lieux publics avec un peu trop de personnes … Je sentais des regards sur moi, sans doute des personnes que j'avais connus avant à l'époque que j'avais un surplus de poids et je n'aimais pas trop ça. Certains étaient jaloux de mon physique d'aujourd'hui et je le savais. Pour ma part, ce n'était pas important. Je ne me trouvais pas canon ni rien de tout ça. J'étais quelqu'un d'ordinaire. Enfin, mon regard restait braqué sur la rousse et j'essayais de ne pas penser à tout, mais juste à elle et notre conversation.
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Message(#) Sujet: Re: Someday you will be loved ? Ft. Aubree Mer 20 Déc - 22:07

Je me rappellerai surement toute ma vie d’un homme dans un vol qui m’observait un peu trop. Lorsque je lui ai demandé si tout allait bien, il m’avait pris la main en me disant que j’étais quelqu’un de véritablement bien et que j’allais changer le monde avec ma bonté. Que je rendais le monde plus beau. Ça m’avait flatté sur le coup, mais encore à ce jour, ça restait l’un des plus beaux compliments qu’on m’aille fait. En attendant, Elliot m’avait fait plaisir avec des chocolats. Des chocolats, ça ne se refuse jamais. Jamais. C’était un charmant cadeau. Et je croyais que lui aussi appréciait son bonhomme de neige. Il commentait comme quoi il le trouvait mignon. Je hochais la tête avec un sourire. « Je suis contente qu’il te plaise. Et si jamais tu ne l’aimes pas, je suis persuadée qu’il rendra quelqu’un d’autre heureux! » Lui dis-je. Il aurait pu le donner à quelqu’un pour les fêtes, pour ses parents ou quelqu’un d’autre. C’était un cadeau plutôt passe-partout, mais bien pensé.

Oui, il y avait plus de monde et j’esquissais un petit sourire. Je hochais la tête prête à lui dire. « J’ai fait une publication sur le Net’Work. Pour ton coup de pouce, j’ai trouvé que ça valait la peine de vous mettre en valeur, plutôt de te mettre en valeur. » Dis-je doucement. Je me rappelais du comment il m’avait tenu compagnie et cette dette était incommensurable à mes yeux. J’avais besoin de lui rendre ne serait-ce qu’un once du bien-être qu’il m’avait apporté durant cet épisode dramatique de ma vie. Je hochais la tête de plus belle concernant mon compte Instagram. « Beaucoup de rageurs, ces temps-ci. Mais sinon ça va. Je le fais pour moi, pas pour eux. » Dis-je alors prônant un égoïsme certain. La photo me branchait moi et si ce n’était pas le cas des autres, ils n’avaient qu’à partir. Le jeune homme se commandait un chocolat chaud et de mon côté, je commandais une tisane aux baies. Ça ferait du bien. « Sinon, tu as beaucoup de projets pour les fêtes? » Questionnais-je avec douceur. Je le sentais mal à l’aise, un peu persécuté. « Est-ce que tout va bien? » lui demandais-je en captivant son regard de mes grands yeux de cocker.
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Message(#) Sujet: Re: Someday you will be loved ? Ft. Aubree Mer 20 Déc - 23:09



On s'était tous les deux donnés des petits cadeaux. C'était quand même drôle, on se connaissait à peine et tous les deux, on avait pris la même d'offrir un bien à l'autre. On avait la même façon de penser faut croire. Tellement rare les fois que j'avais eus des cadeaux et surtout dans le temps de Noël. Ça faisait tout de même plusieurs années que j'étais seul et je n'étais pas du genre à me faire des amis, vous savez … Enfin, la rousse me disait qu'elle était bien heureuse que son cadeau me plaise en ajoutant que je pouvais le donner à quelqu'un d'autre si je ne l'aimais pas. C'était une drôle d'idée, non ? Je fronçais les sourcils face à cette remarque, non pas sévèrement, mais plutôt surpris. Je secouais la tête négativement avant de m'adresser à la jeune femme. « Non je l'aime beaucoup, vraiment. Et un cadeau, ça ne se donne pas surtout quand que s'est donné aussi gentiment. » Pour moi, ça ne se faisait vraiment pas de donner un cadeau qu'on avait reçu à une autre personne comme pour s'en débarrasser. Enfin, peut-être sauf quand c'était une question de survie ou pour aider une personne. Mais un petit bonhomme de neige décoratif, cela n'allait pas aider personne.

Aubree m'expliquait qu'elle avait fait une publication sur Instagram comme pour donner un coup de pouce à la boutique informatique et à moi comme quoi elle était satisfaite du service. À vrai dire, j'étais déjà au courant. Enfin, j'avais vu sa photo et son message. Ce n'était pas parce que je n'avais pas Instagram, que je ne pouvais pas aller voir ce que les autres postaient. Et puis, la rouquine était quand même quelqu'un de très gentille pour moi donc, je n'avais pas pu m'empêcher d'aller voir ce qu'elle postait. Elle ajoutait qu'il y avait beaucoup de rageurs ses derniers temps qui commentaient ses publications. Pas pour rien que je n'étais pas sur les médias sociaux. C'était tellement facile d'insulter les autres là-dessus. Les pervers et les rageurs, ce n'était pas ça qui manquait sur internet. « Oui j'ai vu ta publication. Merci pour le message et le compliment, c'était vraiment gentil. Ta photo était vraiment magnifique. » Si cela continuait, Aubree allait devenir la personne la plus gentille au monde pour moi. J'avais fait un petit compliment sur sa photo, bien que je le pensais, c'était également pour l'encourager dans tout ça. Et puis bon, c'était elle qui rendait cette photo aussi jolie. Promis, je n'avais pas bavé devant sa photo comme si c'était une mannequin de Victoria's Secret. De toute façon, elle était plus naturelle que ses filles et beaucoup moins photoshoopé. Elles peuvent aller se rhabiller. Mais bon, c'était plus facile pour moi de dire que c'était la photo qui était magnifique qu'elle-même, même si ça revenait pratiquement au même. Enfin bon, c'était la petite nuance … « Des rageurs, il y en a partout et il va toujours en avoir surtout sur internet. Il faut juste que tu passes par-dessus. Comme tu dis, tu le fais pour toi et continue ainsi. Le plus important, c'est ton bonheur. » Dis-je en souriant comme pour lui remonter le moral, mais je le pensais réellement. C'était important de faire ce qu'on aimait malgré ce que les autres en pensaient.

Ensuite, on commanda nos boissons respectives et elle me demanda ce que je faisais pendant le temps des fêtes. Aubree avait l'air de genre de fille qui fêtait beaucoup en cette période de l'année. J'étais tout à fait le contraire. À vrai dire, je n'avais jamais été dans un party. Ce n'était vraiment pas pour moi. Je haussais les épaules ne sachant pas vraiment quoi répondre. « Pas vraiment … Je vais sans doute être avec mon petit frère et ma mère. Ça fait 10 ans qu'on n'a pas passés de Noël ensemble … Et toi de ton côté ? » Déjà aussi longtemps que je n'étais pas revenu à Bridgeport jusqu'à ce que je reviennes il y a quelques semaines. Puis elle me demandait si tout allait bien. La rousse devait avoir senti que j'étais un peu mal à l'aise. Non pas à cause d'elle, mais des regards, des jugements des autres personnes dans le café envers mon égard. Certes, je ne les entendais pas et peut-être même qu'il ne parlait pas de moi, mais je savais bien ce qu'ils pensaient. Un petit sourire en coin vraiment con apparu sur mes lèvres. « Non ça va … C'est juste que … Ce n'est pas important … » Mon regard allait de tous les côtés pour regarder les alentours. Certaines personnes me regardaient parfois et ça ne m'aidait pas vraiment. Après quelques secondes, j'assumais ce que je pensais de tout ça et je lui dis clairement. « C'est juste que je sais ce que tout le monde pense de moi dans cette ville. Comment qu'ils me regardent, qu'ils me jugent, qu'ils me trouvent bizarre. Ça m'agresse. » Dis-je en terminant ma dernière phrase en reposant mon regard sur elle à la place de regarder de tous les côtés. Au final, nos commandes arrivaient.
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Message(#) Sujet: Re: Someday you will be loved ? Ft. Aubree Mer 3 Jan - 17:01

Il semblait surpris que je lui propose de le donner à quelqu’un d’autres. Peut-être m’étais-je emmêlé les pinceaux, toute seule. Le brun me disait qu’il lui plaisait réellement et mes joues s’empourpraient. Un cadeau se donnait gentiment à la base, non? Celui-ci, en tout cas. « Alors ça me fait plaisir. » Lui dis-je honnêtement en replaçant une mèche derrière mon oreille avec un petit sourire. C’était peut-être un peu stupide, mais c’était un cadeau, une pensée. Il me disait qu’il avait vu la publication et je secouais la tête négativement en parlant du compliment. Ce n’était pas pour me vanter que je le lui avais dit ça. Je rougissais de plus belle alors qu’il me disait que ma photo était magnifique. « Merci, c’est gentil. Mais c’est toi qui a fait tout le travail, sinon j’aurais pas pu faire tout ça. » Lui expliquais-je doucement. Il me disait qu’il y avait des rageurs partout, je hochais la tête doucement avec un petit soupir. Il me rappelait les raisons pour lesquelles je le faisais : pour moi. Pas pour eux. De continuer aussi. Le plus important, c’était mon bonheur. Et il avait raison de me le rappeler. J’avais parfois tendance à l’oublier. « Tu as raison. » Je ne savais soudainement plus pourquoi je me tracassais.

On commandait et par la suite, il me disait qu’il fêterait sans doute avec son petit frère et sa mère. Je hochais la tête, intriguée par ce qu’il me disait. « 10 ans? Woah. C’est indiscret de demander pourquoi? » Risquais-je en le regardant, comme si ses yeux pouvaient m’en dire plus. Il me retournait la question et je baissais le regard vers mes pieds. Ma mère m’avait téléphoné, comme à chaque année, pour célébrer avec elle. Je ne retournais plus ses appels. Mon père, je n’en avais aucune nouvelle. Mais, il y avait Max... Je déglutissais doucement. « Je vais célébrer avec ma colocataire, sans doute. J’accepte beaucoup de vols durant cette période. » Confessais-je à mi-voix. Je pouvais être une fêtarde invétérée, je préférais m’échapper de toutes mes pensées durant la période des fêtes.

Il ne tardait pas non plus à devenir mal à l’aise. Je le questionnais et il me disait que ce n’était pas important. Je fronçais les sourcils. « Es-tu certain? » Lui demandais-je d’instinct. En tant qu’hôtesse de l’air, j’avais appris à décoder les gens rapidement. Ou c’était parce que j’étais attentive et bienveillante. Il me disait qu’il savait tout ce que tout le monde pensait de lui. Je fronçais les sourcils sans trop comprendre. « Comment te regardent-ils? Et ils te jugent pour quelles raisons? » Demandais-je un peu perdue en regardant autour. Les gens ne semblaient pas prêter plus d’attention que cela. Ou peut-être avais-je simplement appris à m’en détacher? Je regardais les commandes arriver et je remerciais la personne qui nous les avait apportées. J’ouvrais le sachet de ma tisane que je mettais dans la tasse vide pour ensuite verser l’eau presque bouillante. Mon regard se portait néanmoins sur Elliot.
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Message(#) Sujet: Re: Someday you will be loved ? Ft. Aubree Jeu 4 Jan - 18:10



Discuter avec quelqu’un comme ça, ce n’était vraiment pas mon genre. Tout le monde qui me connaissait savait bien que ce n’était pas mon genre surtout si c’était avec une fille, une étrangère. En temps normal, je me sentais mal à l’aise avec elle. Sans doute parce que je n’avais jamais réellement eu une relation saine avec aucune. Même pas avec ma mère et on peut dire que le problème vient de là au départ. Au lycée, cela n’avait pas vraiment arrangé les choses avec les moqueries et les humiliations …  Bien évidemment, j’avais eu des relations, mais disons que c’était seulement par … plaisir si on peut dire ça comme cela. Enfin, parler avec cette fille, Aubree, ce n’était pas si mal que ça. Bah non, elle venait de me donner un cadeau alors que je ne lui avais rien demandé alors ou était le mal à ça ? La rousse n’était pas comme les autres je trouvais, elle était spéciale. Je ne saurais dire réellement pourquoi. Peut-être parce que je l’avais vu dans un de ses états les plus déplorables lorsqu’elle était à l’hôpital.

Bref, je l'avais remercié au sujet de sa publication sur Instagram pour tout en complimentant sa photo. La voir rougir comme ça, me mettait un peu mal à l'aise parce que je devais l'avoir mis elle-même mal à l'aise pour qu'elle réagisse comme ça. Cela n'avait pas du tout été mon intention. Elle me remercia à nouveau en me disant que c'était moi qui avais fait tout le travail. D'une certaine manière, Aubree avait bien raison. Je me contentais de lui afficher un léger sourire sur mes lèvres en guise de réponse en hochant légèrement positivement ma tête. Je lui expliquais ma façon de penser vis-à-vis toutes ses personnes qui critiquaient tellement facilement surtout Internet et je lui rappelais qu'elle ne devait pas s'en préoccuper. Qu'elle devait d'abord penser à elle. Bien évidemment, la rouquine était d'accord avec moi. Une fois nos boissons commandées, on parlait maintenant de Noël qui approchait à grand pas. Un changement de discussion, mais ce n'était pas pour me déplaire. Après tout, on était là pour bavarder, pas vrai ? Elle était surprise que cela faisait 10 ans que je n'avais pas célébrés auprès de ma famille. C'est vrai que dit comme ça, 10 ans c'est long. Est-ce que je devais en parler ? Ça serait pratiquement une première. Là, on parlerait vraiment de ma vie privée. Hésitant, cela paraissait dans mon regard alors que la rousse mentionnait qu'elle allait passer le temps des Fêtes avec sa colocataire. « Je suis partie de la maison quand j'étais encore au lycée. J'étais tout simplement pas bien. J'ai quitté la ville et j'ai vécu par mes propres moyens. »  Maintenant que j'avais dit cela, je sentais bien que je devais continuer. Sinon, elle poserait sans doute des questions de toute manière. Mon regard était toujours dirigé vers le sien. « Si je suis là aujourd'hui, c'est parce que mon frère m'a envoyé un message comme quoi que notre oncle était mort et il voulait que je vienne aux funérailles. Ça fait déjà quelques semaines. Je sais pas ce que je fais encore ici. Je vis chez ma mère et au motel quand ça tourne mal comme je sais pas trop si je vais m'installer. »

Avec tout ce que je venais de dire, je commençais à me sentir encore plus mal. Dire des choses si intimes, ça faisait bizarre. Certains diraient que ça leur faisait du bien, mais je ne pouvais pas en dire autant dans mon cas. Enfin, je ne sais pas trop. Je ne pouvais pas vraiment décrire ce que je ressentais à ce moment-là, mais je me sentais observer. Est-ce que j'étais parano ? Peut-être que oui, mais seuls les fous ne le seraient pas. Aubree me demanda si c'était certain que j'allais bien, mais je ne lui répondais pas toute suite et je tournais la tête pour observer les alentours. Comme je regardais d'autres personnes dans le café, ses personnes me regardaient avec un regard suspicieux. J'en avais reconnu quelques-uns de mon passé, mais je ne savais pas s'il m'avait vraiment reconnu. Peu importe, je me sentais jugé présentement. Nos commandes arrivaient et j'écoutais attentivement ce que la rouquine me disait. Je pris une cuillère qui se trouvait sur notre table et je commençais à brasser mon breuvage chaud. Non pas parce que c'était chaud et que je voulais mélanger quelque chose, mais plutôt pour me distraire et avoir mon attention ailleurs. « Je réapparais après 10 années en ville, forcément ça fait jaser non ? En apparence, j'ai beaucoup changé. J'avais un surplus de poids à l'école, limite j'étais obèse morbide … »  Mon regard restait braqué sur le mouvement que je faisais avec ma cuillère. J'exagérais peut-être un peu, mais bon. Je voulais lui dire que certaines personnes avaient été méchantes avec moi et qu'aujourd'hui, certains ne me reconnaissaient même pas ou encore que certains s'intéressaient à moi maintenant que j'avais un physique disons plus dans la norme. Mais je ne le fis. « Tu sais, c'était pas facile. »  Ce fut les seuls mots que j'ajoutai en la regardant à nouveau et en remplaçant l'ustensile parfaitement bien à sa place d'origine.

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Message(#) Sujet: Re: Someday you will be loved ? Ft. Aubree Mer 10 Jan - 16:22

Je me sentais presque d’égal à égal avec lui. Presque. Parce qu’il m’avait vu dans un moment de faiblesse et malgré tout, je m’en ressentais plus enorgueillie. Je tentais de laisser le passé là où il était, mais d’un autre côté, c’était différent. Après, si lui se sentait égal à moi : ça le regardait. J’avais la qualité de rendre les autres à l’aise, ce qui m’aurait aidé dans une carrière de présentatrice télé. Mais d’un autre côté, je préférais l’appliquer dans ma vie courante. Et entre temps, j’achetais son silence. J’espérais profondément qu’il ne dise rien à ce propos et jusqu’à maintenant c’était plutôt réussi. Je l’écoutais néanmoins et je lui parlais aussi. On parlait de Noël, de la période des fêtes. Je le questionnais alors que lui aurait pu en faire de même, mais il ne le faisait pas. Peut-être qu’il avait compris que ce n’était pas le paradis sur terre. Peut-être qu’il avait compris que je ne célébrais pas avec les miens pour une raison bien distincte. L’homme m’expliquait néanmoins qu’il avait quitté le domicile familial à un jeune âge. Je hochais la tête positivement. Je comprenais. « C’était pas toujours tout simple, j’imagine? » Questionnais-je sans réellement entrer dans les détails. C’était une question qu’il pouvait répondre sans trop de détails ou au contraire, détailler davantage. Il n’était pas bien à cette époque et peut-être que de remuer le passé n’était pas forcément la meilleure des choses. Je l’observais attentivement. Il m’expliquait que son oncle était décédé, il y a quelques semaines. Il ne sait pas trop ce qu’il fait là, il ne sait jamais comment ça va tourner. Je souffle doucement un peu mal à l’aise quant à ces révélations. Je ne pouvais pas faire grand chose à l’heure actuelle... J’attrapais sa main délicatement en lui révélant les formules d’usage. « Mes sympathies. » Lui dis-je dans un deuxième temps avec douceur. Ma main se reculait par la suite, par habitude. Je déglutissais doucement. « Je peux pas te proposer de logis à proprement dit... Mais j’ai un canapé qui n’est pas trop mal. Et ma colocataire travaille de nuit. » C’était ça la bonne nouvelle de Max. Je pouvais aussi m’informer pour l’hôtel de l’aéroport, mais ça serait plus complexe. Puis, c’était peut-être trop de dévotion pour lui, non? Je ne voulais pas lui faire peur non plus.

D’ici là, il ne répondait pas à ma question s’il allait bien. Il semblait avoir de la paranoïa encore plus. Il me disait qu’il réapparaissait dans le coin après 10 ans et que selon lui ça faisait jaser. D’instinct, je haussais vaguement les épaules. Et si moi je retournais à Los Angeles, est-ce que cela ferait jaser? Sans doute, mais pour d’autres raisons. Il ne tardait pas non plus à m’expliquer qu’il avait beaucoup changé physiquement. Je hochais la tête. « Mais, ce n’est plus le cas aujourd’hui. » Risquais-je avec douceur. « Et si ça l’avait encore été, ça ne serait pas plus grave. » Que je lui admets doucement. « Les gens parlent. Ils parlent toujours. Aujourd’hui, c’est peut-être toi, demain ça sera sans doutes les nouvelles mesures de Trump. » Les sujets de conversation n’étaient pas éternels, mais je pouvais imaginer son mal être. Il me disait que ça n’avait pas été facile. Je hochais encore la tête. « Je comprends. ». Une lueur de malice s’emparait de mon regard quelques instants. « Tu veux qu’on leur donne un autre truc à se mettre sous la dent? » Lui demandais-je alors que mon sourire s’agrandissait. Ouais, on allait faire... Je sais pas quoi, mais on allait faire quelque chose. Quelque chose comme entourer la statue du maire avec du papier hygiénique, lui mettre des tampons dans les narines, du rouge à lèvre peut-être aussi. On allait révolutionner l’art de faire parler de nous.
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Message(#) Sujet: Re: Someday you will be loved ? Ft. Aubree Mer 10 Jan - 23:42



En venant ici, jamais je m'étais imaginé dire tout ça à la jeune femme. Parler de mon passé, de me confier comme ça, mais je l'avais fait. Je ne sais pas trop pourquoi. Sans doute parce que je me sentais un minimum à l'aise avec elle et que je savais beaucoup de choses sur elle. Des choses qu'elle ne voulait sans doute pas que j'en parle à d'autres personnes. Cela ne serait vraiment pas mon genre de le faire. D'ailleurs, pourquoi je le ferais ? Ça ne me donnerait rien du tout. Quoi que, j'avais tout de même fait bugger son compte Instagram et en tant que tel, cela ne m'avait rien donné. Enfin, à part lui parler et de la recroiser à nouveau après tout ce temps, mais cela n'avait pas été prévu au moment que j'avais fait tout cela. Enfin, le hasard faisait bien les choses.

Pour commencer, je lui avais expliqué pourquoi cela faisait autant d'années que je n'avais pas été auprès de famille durant les temps des fêtes. C'est sûr que lorsqu'on fait une fugue, ce n'était pas pour revenir habituellement. Et cela m'avait pris 10 ans … 10 bonnes années avant de remettre les pieds dans cette ville. C'était une petite ville très appréciée généralement, mais pas par moi pour être honnête. À la question d'Aubree comme quoi ce n'était pas toujours simple, je secouais légèrement la tête pour dire que non. « Rien n'est jamais vraiment simple, pas vrai ? »  Répondis-je tout simplement. Je ne voulais pas vraiment en dire plus et puis à quoi bon de toute façon ? Peut-être qu'au fond d'elle, elle s'en fichait un peu de savoir tout ça. De toute façon, j'avais dit l'essentiel et ce n'était pas important qu'elle connaisse la suite. Le fait que c'était un véritable calvaire au lycée, mais également à la maison ou ma mère timbré pouvait me donner des coups. Je n'avais pas l'air d'un gagnant à raconter tout cela en tout cas. Puis, j'avais également mentionné le pourquoi de mon retour, le décès de mon oncle ainsi que le message de mon petit frère. La rouquine pris soudainement ma main d'une très grande douceur et avait un air compatissant dans son regard. Elle m'offrait ses sympathies. Beaucoup de gens n'étaient jamais vraiment honnêtes lorsqu'ils disaient cela, mais elle, semblait l'être vraiment. « Merci. »  Dis-je en affichant un léger sourire en coin et en évitant son regard, un peu mal à l'aise. C'était surtout parce que cet oncle, je le connaissais à peine et cela ne m'affectait pas tant que ça contrairement à mon frère.

Alors qu'elle lâcha ma main, la jeune femme semblait me proposer à m'héberger si j'avais besoin pour éviter de dormir chez ma mère ou encore dans un motel. Fronçant les sourcils, j'étais un peu perplexe et surpris de sa proposition. On se connaissait à peine, non ? Faisait-elle ça par gentillesse ou bien seulement parce qu'elle voulait être certaine que je ne parle pas du fait que je l'avais vu dans un piètre état auparavant ? « Je ne voudrais pas m'imposer ou te sentir obligé. Je ne disais pas ça pour que … tu me l'offre hein. »  Répliquais-je en levant à nouveau mon regard vers elle, qui avait été quelques secondes plus tôt sur nos mains. « J'ai déjà connu bien pire qu'un canapé. Merci mais … je ne veux surtout pas abuser de ta gentillesse. »  Si cela continuait, elle allait remporter une médaille comme étant la fille la plus gentille au monde avec moi. Ensuite, elle m'écoutait parlé lorsque je parlais de mon passé. Je venais de lui dire une raison de ma fuite de la ville : mon surplus de poids. Enfin, je ne l'avais pas explicitement dit, mais j'avais beaucoup eu de moqueries des autres à l'école à cause de cela et c'était l'une des raisons pour laquelle j'étais partie.

Alors que je prenais une première gorgée de mon chocolat chaud après avoir fini de parler, Aubree essaya de me rassurer comme elle le pouvait en disant que les gens parlaient toujours de tout et que d'une journée à l'autre, ils changeaient de sujet. La rousse n'avait pas tort surtout avec les médias sociaux et internet où il y avait un tas de sujet bien différent à voir en même temps. « Tu as sans doute raison. »  Dis-je après avoir avalé ma gorgée et déposé ma tasse contre la table. La suite des paroles de la belle demoiselle, disons que je ne pouvais pas du tout m'en douter. Elle voulait qu'on tourne l'attention des gens sur quelque chose. Pour me rassurer, pour plus que je me sente si menacé et agressé. L'entendre dire cela me fit sourire et je la regardais d'un air curieux. Avait-elle déjà une idée en tête ? « Pourquoi pas ? Comme quoi, ta une idée ? »  Dis-je en haussant légèrement les sourcils et en me mordillant légèrement la lèvre inférieure en essayant de penser ce qu'elle pourrait bien vouloir faire. Ce n'était pas vraiment mon genre de penser à des trucs comme ça donc ...

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Message(#) Sujet: Re: Someday you will be loved ? Ft. Aubree

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